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News du Japon - 20 Janvier 2022

Se doucher dans la cuisine ?

Une douche dans la cuisine, un nouveau modèle d'appartement à Tokyo

Dans les grandes villes japonaises, comme à Tokyo, l’espace disponible dans les appartements est compté. Avec la pandémie retenant les gens chez eux, la demande pour des habitations optimisant leur espace augmente.

Alors, le promoteur Mitsubishi Jisho Residence propose un nouveau concept : une douche placée dans l’espace aménagé cuisine-salle de bain. Dans le complexe The Parkhabio kameido de Kōtō (Tokyo), l’immeuble à la forme d’une PS3 optimise l’espace de vie. Grâce au plan Roomot (contraction des mots anglais “room” - “pièce” et japonais “motto” - “plus”, l’espace de vie est maximisé et la consommation d’eau et de gaz réduite.

En 2009 déjà, le promoteur dévoilait son concept de Mixink, projet dans lequel la cuisine et la salle de bains ne faisaient qu’un, en partageant le même évier. Ainsi, baignoire, douche, lavabo, armoire à pharmacie, placards et cuisinière occupent le même espace. Vu comme exigu pour certains, pratique pour d’autres, chacun a sa vision de Mixink.

Plus récemment encore, l’agence s’est questionnée sur l’utilisation de la baignoire, bien qu’elle ait une place importante dans la culture nippone. Certains habitants sont prêts à la sacrifier pour optimiser leur espace dans l’appartement. Finalement, l’occupant se retrouve avec la douche Roomot, avec une baignoire retirée et une douche ouverte sur l’espace cuisine/salle de bain Mixink.

Selon l’entreprise, le design Mixink réduit considérablement l’empreinte carbone de l'appartement de près de 250 kg, la douche permettant de la diminuer de 30 kg supplémentaires. En plus d’être respectueux de l'environnement, il baisse les factures d’électricité.


 

Record le plus bas de touristes étrangers au Japon

Depuis le début de la pandémie, les aéroports japonais sont vides

Le Japon a accueilli 245,900 touristes étrangers en 2021, soit une baisse de 94% par rapport à 2020, et même de 99,2% par rapport à 2019 (pré-pandémie). L’archipel a atteint le seuil le plus bas depuis 1964, notamment dû à la pandémie et des contrôles renforcés aux frontières.

Le mois de l’année où les étrangers sont le plus arrivé est en juillet (51 055), grâce aux Jeux Olympiques de Tokyo tenus du 23 juillet au 8 août. Malheureusement pour le pays, les spectateurs n’étaient pas autorisés lors de l’évènement, afin de limiter la propagation du virus sur son territoire.

Depuis, le chiffre baisse, avec par exemple 12,100 visiteurs en décembre, une baisse de 80% par rapport à l’année précédente.

Les voyageurs étrangers les plus présents sont la Chine (42,300 personnes), mais connaissant une baisse de 96%. Ensuite, viennent les Vietnamiens (26,500), les Américains (20,000) et les Sud-Coréens (19,000). Les Japonais, eux, étaient 512 200 à partir visiter l’étranger en 2021, soit une baisse de 83,9%

L’objectif du gouvernement japonais, en 2020, était d’accueillir 40 millions de visiteurs. Cette année-là, le pays devait accueillir les Jeux olympiques et paralympiques, mais ces derniers ont été repoussés d’un an. Le Japon aimerait toutefois attirer 60 millions de visiteurs étrangers en 2030, bien qu’il soit difficile d’anticiper si cela sera possible.


 

Productivité au travail : le Japon mauvais élève

Les japonais ne sont pas productifs au travail

On entend souvent que les Japonais travaillent énormément, mais sont-ils efficaces pour autant ? Apparemment non, selon le classement de la productivité au travail de l’OCDE. L’indice sert à mesurer l’efficacité au travail et correspond à la quantité de produits ou services qu’un employé fournit en une heure.

Le Japon occupe la dernière place parmi les pays du G7, place occupée depuis les années 1970. En 2020, la productivité nippone a été de 49,5 dollars (5 086 yens) pour une heure de travail. Le pays du Soleil levant occupe la 23e place (sur 38) des pays membres de l’OCDE, soit 2 places perdues par rapport à l’année précédente. Il s’agit de moins de la moitié de la productivité irlandaise, première du classement avec 121,8 dollars.

Parmi les pays du G7, les Etats-Unis occupent la première place, devant la France seconde. Les Français sont 9e parmi les pays membres de l’OCDE.

Le Japon a notamment perdu des places à cause des données sur la préservation de l’emploi grâce aux subventions d’ajustement à l’emploi. La productivité nippone correspondait à environ 60 % de celle des États-Unis.


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