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News du Japon - 17 Janvier 2022

Le Kyūdō & son tournoi de tir à l'arc féminin

1000 femmes ont participé au tournoi traditionnel de tir à l’arc des nouveaux adultes, aussi appelé kyūdō

Dans un temple bouddhiste à Sanjūsangen-dō, près de 1 000  femmes ont participé au tournoi de tir à l’arc du Nouvel An pour les nouveaux adultes. C’est près de Kyoto que se déroule cet évènement traditionnel, remontant au début des années 1960. Il permet aux jeunes femmes de célébrer leur nouveau statut d’adulte (20 ans au Japon), tout en se défiant sur des cibles à 60 mètres de distance. 

Le tournoi de tir à l’arc, aussi appelé kyūdō (弓 (kyū) : arc. 道 (dō) : voie) s’est malheureusement tenu sans spectateurs cette année, en raison de la pandémie de coronavirus. Néanmoins, au Japon, ce tournoi a une importance particulière et de nombreux visiteurs assistent à ces festivités. Les archers disposent de deux flèches et deux minutes pour atteindre les cibles. Celles qui les atteignent se qualifient au tour suivant.

Le kyūdō (autrefois appelé Kyūjutsu) était le symbole des armes des Samouraïs. Toutefois, la disparition de ces derniers et l’apparition des armes à feu, le nombre de pratiquants a beaucoup diminué.  Le Kyūjutsu se transforme alors en kyūdō, un art martial plus centré sur le sport et abordable pour tous. L’arc dont disposent les participants est impressionnant, notamment par sa taille dépassant les deux mètres de hauteur.

Le kyūdō permet aux apprentis d’améliorer leurs postures, d’harmoniser l’attitude mentale et émotionnelle, dans le but de gagner en sérénité. De ce fait, les pratiquants de cet art sont généralement plus calmes que les autres individus. 

Contrairement aux autres arts martiaux, le kyūdō ne repose pas sur un combat contre un adversaire, mais surtout sur la posture et la gestuelle que l’archer aura. Lors de compétitions, la gestuelle a donc une grande importance dans la note finale. Cet art, ouvert à tous, va développer des qualités très reconnues au Japon, comme la modestie, le respect et l’amabilité. 

 

Le Tinder 2.0 japonais

Des entreprises japonaises aident leurs employés célibataires à trouver l’amour

Au Japon, trouver l’amour relève d’une mission pour les entreprises. En effet, c’est près de 800 entreprises qui ont fait un partenariat avec l’application de rencontre Aill goen. Cette dernière est particulière, car elle est adaptée au monde de l’entreprise et met ainsi en relation les salariés d’une même société. Fonctionnant grâce à une intelligence artificielle, elle dévoile le niveau de compatibilité entre les célibataires, et propose même des idées de textos à envoyer aux prétendants.

Une des dirigeantes d’Aill goen, China Toyoshima, explique qu’elle voulait “créer une plateforme permettant aux employés d’atteindre plus facilement un équilibre vie professionnelle et privée, ce qui, dans le même temps, stimulerait la croissance de l'entreprise”.

Le prix de l’application est cependant élevé : 6 000 yens (46 euros) par mois aux ­utilisateurs, une somme généralement prise en charge par l’entreprise. 

Mais pourquoi en arriver jusque là ?

Au Japon, la vie professionnelle des salariés empiète très souvent sur leur vie sentimentale, et ces derniers se retrouvent épuisés. Aussi, la pandémie de COVID-19 et les mesures sanitaires ont pesé sur les célibataires à la recherche de l’âme sœur. Cela inquiète les entreprises japonaises car, selon elles, des employés épanouis sentimentalement seront plus efficaces au travail. C’est ainsi que 800 d’entre elles collaborent avec l’appli de rencontre.

D'après une étude réalisée au sein de la population nippone, plus de 60% des jeunes célibataires ne faisaient rien pour trouver l'âme sœur. Or, le pays connaît un très faible nombre de nouveaux nés, ils étaient 918.397 en 2018, soit le plus bas niveau mesuré depuis des décennies. Dans un pays où, en même temps, le nombre de décès augmente dû au vieillissement accéléré de sa population. 

 

Premières prévisions de floraison pour les arbres à sakura

Prévisions de floraison pour les arbres à sakura, les fameux cerisiers japonais

Les prévisions de Sakura 2022 sont disponibles. À partir de mi-mars, nombreux sont les touristes qui réservent leur voyage au Japon pour voir les fleurs de cerisier. De Kyoto à Yoshino, en passant par Tokyo, il existe de nombreux spots magnifiques pour le hanami (coutume traditionnelle japonaise d'observer les fleurs).

Les destinations au Japon pour les cerisiers en fleurs.

- Kyoto : sentier des philosophes, sites de sakura de Higashiyama, parc Maruyama, Kiyomizu-dera, Tenryu-ji d'Arashiyama, bambouseraie de Sagano.

- Autour du Mont Fuji.

- Yoshino (ville peu connue par les étrangers) : les plus beaux sakura se situent sur les yamazakura, visibles au Takami no Sato Sky Garden.

- Tokyo : bien qu’urbanisée, c'est l'un des meilleurs endroits pour les fans de hanami avec les douves de Chidorigafuchi, les rives de la rivière Sumida à Asakusa, mais aussi les parcs Ueno et Koishikawa Kōraku-en. 

Quand les cerisiers en fleurs apparaissent ? Où les voir ? Combien de temps fleurissent-elles ?

Les cerisiers commencent à fleurir à partir de mi-mars dans les îles de Shikoku et de Kyushu, ainsi qu'à Tokyo. Ils sont en pleine floraison, au début du mois d’avril, dans les principales destinations touristiques (Kyoto, Osaka et Kanazawa). De la mi-avril à fin avril, il s’agit du meilleur moment pour voir les sakuras autour du mont Fuji et dans la région de Tohoku. 

La saison des cerisiers en fleurs se termine début mai, après avoir atteint l’île d’Hokkaido, au nord du Japon.

Que ce soit dans les régions rurales comme les Alpes japonaises, ou dans les grandes villes (Tokyo, Osaka), ces cerisiers en fleurs sont visibles dans toutes les villes et villages du Japon.

Son cycle de vie dure environ un mois. La pleine floraison, appelée mankai, ne dure qu’une à deux semaines.


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