News du Japon - 6 Janvier 2022

Le premier écran à lécher pour goûter les saveurs

Homei Miyashita, un scientifique japonais, a inventé un écran à lécher pour découvrir les saveurs des plats que l’on voit à la télévision.

L'appareil, appelé Taste the TV (TTTV), utilise un système de 10 cartouches de parfums différents qui se vaporisent en combinaison pour créer le goût de l'aliment présenté à l'écran (photo de droite).

Le mélange finit sur un film hygiénique, au dessus de l'écran pour que le spectateur puisse l'essayer.

D'après Homei Miyashita, professeur à l'Université Meiji et inventeur de l'appareil, ce type de technologie peut améliorer la façon dont les gens se connectent et interagissent avec le monde extérieur, surtout en période de COVID.

En d'autres termes, permettre aux gens de manger dans un restaurant à l'autre bout du monde, même en restant à la maison.

Selon lui, une version commerciale du produit coûterait environ 100 000 yens (760 euros).

Il a déjà plusieurs idées de business en tête sur lesquels il travaille avec un groupe d'une trentaine d'étudiants. Par exemple, on retrouve une libraire de parfums, qui permettrait de télécharger des goûts du monde entier. Intéressant non ?

 

Un thon vendu 129.000 euros

Un thon de 211 kg vendu 129.000 euros lors de la traditionnelle vente du Nouvel An à Tokyo.

Bien loin du record de 2019 (2.5M d'euros) et en baisse pour la troisième année consécutive, la dépense reste significative : un thon rouge de 211 kg a été vendu 129.000 euros lors de cette traditionnelle vente du Nouvel an à Tokyo.

Le poisson, acquérit par une collaboration entre un restaurant étoilé michelin, le groupe Ginza Onodera, et un grossiste, fasait partie d'une vente aux enchères très prisée au Japon. En effet, en plus de la bonne publicité pour l'acheteur, il est dit que ce fameux thon, acheté lors de la première vente de l'année, porte bonheur pour l'année à venir.

Le chef Akifumi Sakagami, à la tete de 14 restaurants dans 5 pays, indique qu'il voulait égayer l'année à venir de ses clients, dans un monde qui reste marqué par la pandémie.

 

Un match de football en tenue traditionnelle

À Kyoto, des personnes vêtues de robes traditionnelles ont fait une démonstration d'un match de "kemari", une version ancienne du football

Après 2 ans d'attente pour cause de pandémie, les joueurs de kemari ont pu se réunir au Shimogamo Shrine de Kyoto pour participer à une démonstration publique.

Lors de cette évènement (normalement) annuel, 8 membres de l'assocation Shukiku Hozonkai, dont l'objectif principal est de conserver cette tradition, ont pu jouer devant un public venu en nombre.

Le but du kemari : garder le ballon en l'air le plus longtemps possible, tout en faisant des passes. La balle, faite en peau de cerf et appelée «mari», pèse 130 grammes et fait environ 20 centimètres de diamètre.

Une partie de kemari se joue avec 2 à 12 joueurs et la règle indique que, tout comme au football, les joueurs ne peuvent pas s'aider des bras et des mains pour garder ce ballon en l'air. N'importe qui peut frapper autant de fois qu'il le souhaite avant de le passer au joueur suivant. La personne qui frappe le ballon s'appelle "mariashi" et a un rôle complexe car sa passe doit être facilement réceptionnable par le joueur suivant !

Le "Kemari", une version ancienne et japonaise du football, remonte à la période Asuka de la fin du VIe au VIIIe siècle

Kemari est considéré comme la première forme de football au Japon car on retrouve des preuves de ce sport datant de l'an  644 après JC dans la ville de Nara (à proximité de Kyoto). Sa popularité en a fait un jeu obligatoire pour les nobles de la cour pendant la période Heian (794 à 1185). Puis de 1192 à 1333, le jeu est devenu un sport populaire parmi les samouraïs.

Concernant son origine, l'écriture du mot "kemari" en japonais laisse penser que le sport était en fait importé de Chine.


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